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ALBERT CHEURET (1884-1966)

On connaît très peu de choses d’Albert Cheuret. Il semblerait qu’il ait été formé à la sculpture par l’académique Jacques Perrin, professeur aux Beaux-Arts de Paris, et Georges Lemaire, tandis qu’une ombre plane sur le reste de ses jeunes années. 

Cheuret débute son activité en 1907 et investit son atelier de l’avenue Franco-Russe à Paris à partir de 1921, exposant dès lors régulièrement au Salon des Artistes français. En 1925, à l’occasion de l’Exposition internationale des Arts décoratifs, il occupe le stand 33 se trouvant sur le Pont Alexandre III ; ses créations y remportent un vif succès et sont en partie reproduites dans Le Luminaire et les Moyens d’éclairage nouveaux de Guillaume Janneau (1926). 

Bien qu’il ait également conçu du mobilier – consoles, guéridons, piédestaux – ainsi que des objets décoratifs – pendules, miroirs –, les luminaires restent la production emblématique de Cheuret ; bronze patiné et albâtre s’y imposent comme matériaux favoris. Aussi, il a su mettre à profit avec une grande virtuosité le potentiel esthétique du contraste entre la blancheur de la pierre et les nuances plus foncées du métal.
Oiseaux et flore exotiques constituent la source de prédilection du répertoire de Cheuret, dont le traitement sculptural laisse transparaître la formation initiale du décorateur ; ses compositions se révèlent une savante superposition de formes géométriques et d’un bestiaire stylisé ou de sujets naturalistes puissamment retranscrits dans le bronze.