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D.I.M (1919-1940)

René Joubert (1885-1931) et Philippe Petit (1885-1945)

Décoration Intérieure Moderne, fondée par René Joubert et Georges Mouveau en 1919, est une entreprise d’édition et de réalisation de meubles et d’intérieurs. Alors que Joubert a une formation d’architecte et qu’il a acquis une certaine expérience de la décoration en travaillant chez Jansen quelques années, Mouveau lui, vient du théâtre et apporte à l’association son passé scénographique.
Dès 1923, Joubert se retrouve seul, travaillant ainsi une année entière, avant de rencontrer Philippe Petit (1885-1945), qui arrive de chez Primavera. Joubert garde tout au long des années un ascendant sur Petit, dessinant la plupart du mobilier avec des lignes vigoureuses, aux ornementations réduites voire inexistantes, adoucis par les tapis et papiers peints de Petit et sa mise en scène.

Joubert tire son inspiration des styles Louis XVI et Restauration, rappelant quelque peu le travail de Leuleu ou Follot. À côté de leur production de série, en chêne ou noyer massif, Joubert et Petit fabriquent aussi des meubles luxueux, plaqués de bois exotiques dont ils exploitent le « veinage », pour une clientèle aisée, à de plus petits exemplaires. En plus des meubles, D.I.M réalise également des appareils d’éclairage, des miroirs, des tissus, des moquettes et divers objets d’arts. À l’Exposition de 1925, D.I.M prend deux boutiques aux 37 et 39 sur le Pont Alexandre III, leurs ameublements étant complétés par les travaux de Daum, Desagnat et Tisseyre. Ils présentent également un piano sur le stand de la maison Pleyel et l’entière salle à manger de l’Ambassade Française, qui leur procure un succès immédiat.

Petit à petit D.I.M devient plus moderniste, Joubert introduit le métal dans ses créations dès 1927, qu’il présente d’ailleurs au Salon d’Automne et reçoit à cet instar une commande pour un café de New York ne comportant que des chaises et des tables en tubes métalliques. À l’exposition de 1929, la petite coiffeuse moderniste qu’ils exposent, extrêmement épurée en cristal et métal témoigne de leur évolution et de leur adaptation à « la mode » de l’époque.

La mort de Joubert en 1931 et le départ de Petit la même année ne mettent pas fin à l’activité de D.I.M, qui expose désormais de façon indépendante aux Salons aux cotés de Petit, lequel meurt en 1945.